Voici 10 technologies expérimentales ou futuristes qui pourraient considérablement changer le futur de la médecine moderne.

La santé connectée assistera à la fois médecins et patients dans la relation avec la maladie. Voici un récapitulatif visuel créé à partir de l’outil de présentations en ligne Bunkr :

1°) Capsules intelligentes : traitements dans la durée

Des capsules intelligents seront capables de diffuser la bonne quantité de médicaments et ce, durant plusieurs jours d’affilée.

2°) Une puce RFID implantée

Encore considérée comme une folie, l’implantation d’une puce RFID sous la peau de chaque patient pourrait permettre de proposer une fiche d’identité et un dossier médical personnel en temps réel.

3°) Un tatouage connecté

Moins traumatisant, certains préfèreront l’option du tatouage connecté, capable de servir de dispositif d’authentification pour déverrouiller son smartphone, recevoir un traitement particulier ou identifier le problème d’une personne victime d’une perte de conscience.

4°) Une dent connectée

Il n’y a pas que sous la peau qu’on peut placer des objets connectés. Le nombre d’interventions visant à implanter des prothèses dentaires étant en forte hausse, pourquoi ne pas en profiter pour s’équiper d’une dent connectée ? La micro-puce intégrée peut analyser la composition du sang et/ou de la salive pour diffuser des informations adéquates quant à la santé du porteur.

5°) Des lentilles connectées

Développées par le laboratoire Google [x] et confiées à Novartis en vue d’une mise sur le marché prochainement, les lentilles connectées intègrent les capteurs nécessaires à une mesure précise de la glycémie dans le liquide lacrymal. Les diabétiques pourraient bien rapidement pouvoir suivre leur glycémie en temps réel plutôt que de devoir se piquer le doigt régulièrement dans la journée…

 

6°) Un contraceptif électronique

La fondation de Bill Gates finance un projet du MIT de Boston, sur une micro-puce contraceptive. implantée sous la peau (sous le bras ou au niveau de l’aine), elle pourrait permettre aux femmes de disposer d’un moyen contraceptif efficace et quasiment gratuit sans risques d’erreur.

7°) La poussière intelligente

C’est une des nouvelles marottes de l’IoT : la poussière intelligente (smart-dust en anglais). Plusieurs groupes de chercheurs pensant en effet être en mesure de mettre au point des particules composées de micro-ordinateurs avec antennes (de la taille d’un grain de sable) capables de s’organiser pour combattre conjointement une maladie déterminée. Certaines de ces poussières pourraient par exemple viser certaines formes de cancer.

 

8°) L’impression 3D de tissus

En imprimant des organes en 3D à base de tissus humains, on pourra peut-être réparer ou remplacer des organes déficients ou endommagés à la suite d’un accident. Autodesk a dans cet optique lancé un logiciel baptisé Within Medical, dédié au design génératif.

9°) Une gélule connectée pour thermomètre

Plusieurs sociétés pensent avoir trouvé un moyen plus précis de suivre la température des malades qu’actuellement. Dans le cadre d’une opération chirurgicale, cette indication est un élément clé d’information pour suivre la santé du patient. Une gélule connectée, avalée avant l’intervention, pourrait ainsi aider les médecins à suivre la courbe de température de leurs patients.

 

10°) Une capsule contre l’obésité

D’autres chercheurs se sont associés à des ingénieurs pour concevoir une capsule, capable de diffuser progressivement dans le temps des enzymes. Chargés de simuler l’état de satiété chez l’adulte, cette capsule pourrait aider le traitement de l’obésité en trompant le corps par l’arrêt de la sensation de faim qui perturbe les obèses.


Les objets connectés et savoir-faire en Big Data sont sur le point de transformer la médecine telle que nous la connaissons. Analyse de l’écosystème qui pourrait bien assurer votre santé d’ici 2030.

Un patient toujours plus connecté

Les analyses sont formelles, les objets connectés vont se multiplier : ils seront, selon les prédictions, 25 milliards (Gartner), 50 milliards (Cisco & Ericsson), ou même 75 milliards (Morgan Stanley) à accompagner notre quotidien dès 2020.

Dans son rapport “Disruptive Technologies”, le cabinet de conseil McKinsey envisage que le secteur de la santé représentera entre 1/3 et la moitié de l’impact économique mondial des objets connectés en 2025. Les objets connectés vont mesurer nos données bien-être et santé pour évaluer notre santé et nous faire des diagnostics personnalisés. A l’hôpital ou chez nous, nous allons tous devenir des patients connectés.  Voici par exemple, quelques objets connectés à la frontière entre la santé connectée, le Quantified Self et le bien-être, qui promettent d’accompagner nos vies :

  • Un bracelet connecté Google destiné aux médecins leur permettant de suivre l’état de santé de leurs patients via la mesure en temps réel du rythme cardiaque et d’autres constantes.
  • Un robot chirurgical développé par Google et le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson proposant aux chirurgiens des outils moins invasifs et plus précis.
  • Le bouton intelligent Pill’up qui se colle sur les boîtes de médicaments pour rappeler aux patients de prendre leur traitement.
  • Bitbrick band, un bracelet pour gérer votre santé par la mesure de votre activité physique (nombre de pas, distance parcourue, calories brûlées, définition d’objectifs à réaliser et aides pour y arriver…). Toute montre connectée ou bracelet connecté propose les mêmes services.
  • Arki, un bracelet pour adopter une bonne posture en marchant ou encore GoBe, un bracelet connecté qui mesure les calories ingérées.
  • Quell, un appareil qui se place sous le genou et stimule le système nerveux afin de soulager les douleurs chroniques.
  • BitBite, un tracker qui se place dans l’oreille et analyse les habitudes nutritionnelles de l’utilisateur afin de l’aider à manger mieux jour après jour.
  • Power Toothbrush d’Oral-B ou Kolibree, des brosses à dents connectées pour améliorer la qualité de son brossage de dents.
  • NeuroOn, un masque de sommeil connecté en Bluetooth au smartphone de son utilisateur, permettant de mesurer le sommeil pour dormir enfin plus efficacement.
  • AuxiVia, un verre connecté pour prévenir la déshydratation des personnes âgées en milieu médicalisé ou encore BluFit, une bouteille d’eau connectée pour le sport permettant de mesurer la quantité d’eau que vous consommez afin de s’assurer que vous êtes bien hydraté.
  • Smart Body Analyzer, la balance connectée de Withings et son coach fitness.
  • iOximeter, un oxymètre connecté pour mesurer votre pouls ainsi que la saturation de votre sang en oxygène.
  • GlowCaps, un flacon de médicament qui vérifie que le malade (souvent une personne âgée ou handicapée) prend bien ses médicaments.
  • Imedipac de Medissimo, un pilulier connecté français concurrent du Do-Pill SecuR et du Medsecure Sivan, qui permet de suivre la prise de traitement d’un malade à distance.
  • Le scanner PERES qui permet d’analyser la qualité de chacun de ses aliments et leurs propriétés nutritives.
  • Hapifork, une fourchette connectée pour aider chacun d’entre nous à mieux manger en mastiquant comme il le faut.
  • Wello, une coque pour smartphone permettant de mesurer son rythme cardiaque, sa pression sanguine ainsi que le taux d’oxygène dans le sang et sa température par un procédé unique.
  • Scanadu, un petit scanner qui permet de faire un bilan de santé rapide et en toute autonomie.
  • Pacifi, la tétine connectée ou Owlet, un capteur connecté à fixer au pieds des bébés pour surveiller leurs constantes vitales.
  • My Spiroo, un mini-débitmètre à connecter à un iPhone pour mesurer la capacité pulmonaire des enfants atteints d’asthme chronique ou déclenché par l’effort.
  • LumoBack, une ceinture connectée qui analyse la position de votre dos en temps réel pour rectifier les postures susceptibles de générer des douleurs chroniques à long-terme.

 

Le docteur Big Data : premier intermédiaire santé

Chaque objet connecté mesure des données santé pour proposer un service de coaching santé ou bien-être en donnant un aperçu des données mesurées accompagné de conseils personnalisés. Aujourd’hui, chaque gadget connecté rend compte des données mesurées sans mixer les données avec les autres objets connectés de son propriétaire. Ainsi, un objet connecté vous permettra de mesurer votre tension, un autre d’évaluer le brossage de dents, un troisième la qualité de votre sommeil. Chacun vous apportera des informations utiles, sans que le diagnostic ne soit complet et ne prenne en compte votre état de santé dans sa globalité.

Avec la standardisation des technologies de l’internet des objets, les objets connectés deviendront interopérables et seront capables de mixer les données mesurées. En 2030, vous aurez une plateforme web avec l’ensemble des données santé/bien-être mesurées sur votre personne. Là intervient le Docteur Big Data : par des algorithmes de Data Mining (en mixant les données et repérant des similitudes et patterns), la technologie saura vous prévenir lorsque vous avez une probabilité élevée de tomber malade :

Vous habitez à Toulouse où circule une épidémie de grippe. Votre température est montée de manière anormale ces deux dernières heures et vous avez moins mangé que la normale lors de ce repas de midi. De plus votre souffle est anormalement faible. Vous avez une probabilité élevée (>95%) d’avoir attrapé la grippe. Nous vous conseillons les médicaments suivants…

L’auto-médication pourra ensuite permettre de valider ou non les prédictions de notre docteur Big Data : par des prises de salive par exemple, vous pourrez vous auto-diagnostiquer avant d’avoir recours au traitement adapté.

 

Votre médecin référent : un professionnel santé qui sait lire et interpréter vos données santé

Les algorithmes Big Data et l’auto-médication promettent ainsi d’assurer notre suivi santé. Avance-t-on vers une ubérisation des médecins ? Aura-t-on besoin de médecins lorsque la technologie nous permettra de suivre notre santé ? Je pense que oui, sans aucun doute, et pour plusieurs raisons. D’abord, il faudra un certain temps avant que les technologies de l’internet des objets soient  suffisamment standardisées et fiables pour être acceptées par les entités de régularisation et par les patients. Ensuite, le contact humain et la confiance que l’on accorde à son docteur jouent des rôles importants dans le rétablissement ; pourra-t-on trouver un équivalent dans la technologie à venir ? Enfin, de nombreuses personnes préféreront fournir leurs données à leur médecin plutôt qu’à une plateforme technologique.

Même s’il ne sera pas en danger, le métier de médecin pourra être amené à évoluer avec les technologies. Aujourd’hui, il base son jugement sur un constat sur son patient à l’instant où ce dernier lui rend visite. Demain, il devra s’adapter aux technologies qui mesurent l’état de santé du patient jour après jour pour faire son jugement.

Bénéfices et risques d’une telle médecine

Selon une étude du cabinet d’études suisse Soreon Research publiée en Octobre 2014, les objets connectés Wearables pourraient sauver la vie de près d’1,3 million de personnes d’ici à 2020. Les objets connectés qui contribueront à sauver le plus de personnesenviron 700.000 vies épargnées– sont les accessoires utilisés dans l’enceinte même des hôpitaux, afin de surveiller l’état de santé des malades et l’évolution de leurs pathologies. Dans son rapport, Soreon affirme que :

“Les appareils portatifs intelligents, qui captent des informations issues du corps humain via des capteurs, sont une innovation industrielle sans précédent. Ils constituent une opportunité majeure de transformer le système de santé”

Malgré les bénéfices clairement énoncés, de nombreux risques persistent. Accepterons-nous de céder nos données à une entité technologique qui nous dépasse ? Accepterons-nous de croire à un algorithme pour déterminer nos habitudes de vie et guider ce que l’on a de plus précieux, notre santé ? Réponse dans les décennies à venir.

Et vous, comment pensez-vous que sera la médecine d’ici 15 ans ? Réagissez et exprimez votre opinion sur le sujet.